Halle Bordiau

L'impressionnante Halle Bordiau est dédiée aux grands conflits militaires du 20e siècle, et accueille en ses murs une exposition aux atours modernes qui emmène le visiteur des ultimes soubresauts de la Première Guerre mondiale aux plus grands théâtres d'opérations du second conflit mondial, en passant par l'illustration riche et variée de l'Entre-deux-guerres en Europe. Par le biais d'une présentation unique en Belgique, cette exposition permanente présente non seulement les tenues des "grands" hommes, mais permet en outre au visiteur d'approcher au plus près l'histoire de ces conflits au travers de témoignages personnels ou encore d'objets de soldats ou de civils anonymes.

Bientôt une nouvelle exposition…

Prochainement, le Musée de l'armée enrichira cette exposition permanente au sein de la Halle Bordiau par la mise en place de nouvelles salles consacrées d'une part à la seconde occupation de la Belgique (1940-1944), et d'autre part à la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe (1944-1945), à la politique raciale et idéologique nazie (1933-1945) et à la guerre dans le Pacifique (1937-1945), complétant ainsi la présentation de la période 1919-1945.

Une architecture unique 

Cette halle qui abrite l’exposition sur la Seconde Guerre mondiale est la seule partie qui subsiste du projet initial réalisé par l’architecte belge Gédéon Bordiau vers 1880 pour les Palais du Cinquantenaire. En effet, au fil du temps, tous les autres bâtiments de ce site ont été reconstruits, adaptés ou démolis. L'aile opposée, qui abrite les Musées royaux d'Art et d'Histoire, consistait initialement en une halle identique à celle-ci. Elle a toutefois été ravagée par un incendie peu après la Seconde Guerre mondiale et remplacée par une nouvelle construction dans le style contemporain.

Pour cet espace, l’architecte Bordiau a utilisé des matériaux de construction traditionnels comme la pierre de taille, et des éléments classiques tels que des voutes et des colonnes. Par ailleurs, il a également intégré des matériaux jugés "modernes" pour l'époque, à savoir la fonte et le verre. Mais ce qui retient notre attention, ce sont sans aucun doute les deux rosaces.